Greenpeace France – ITW de Jean-François Julliard

Greenpeace est une organisation internationale présente sur tous les continents, avec 28 bureaux nationaux et régionaux. Trois millions d’adhérents sont mobilisés à ses côtés à travers le monde. À l’automne dernier, la célèbre organisation a fêté ses 40 ans.

Greenpeace France – « On ne peut pas parader sur la scène internationale en clamant qu’il faut protéger le climat et être l’un des pays européens les plus en retard sur le développement des énergies renouvelables ».

Début février, nous avons rencontré Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France depuis 2012, pour faire avec lui le bilan des grandes avancées de l’ONG et de ces combats futurs en matière de réchauffement climatique, de transition énergétique, ou encore d’agriculture et d’alimentation.

consoglobe.com – Au coeur de l’agenda international lié au climat, la COP23 et le One Planet Summit ont marqué la fin de l’année 2017. Quel est votre analyse pour ces deux événements ?

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Jean-François Julliard © Jacob Khrist

Jean-François Julliard : notre bilan est en demi-teinte car il y a eu des annonces intéressantes, notamment celle de la Banque mondiale au One Planet Summit. Nous attendons de voir comment cela va se concrétiser, mais le fait qu’une institution financière de cette envergureprenne cet engagement doit interpeler les milieux financiers et les investisseurs. Ils en viennent à se dire que si même la Banque mondiale n’investit plus dans les énergies fossiles, il faut prendre le sujet au sérieux. C’est donc un signal intéressant.

Il y a eu quelques annonces de grands groupes, comme Axa [NDLR : de désinvestir quelque 2,4 milliards d’euros supplémentaires de ses actifs dans le charbon, et 700 millions d’euros de ses actifs dans les sables bitumineux], mais malgré tout, cela manque de concret, de réel engagement de la part des responsables politiques.

Ni Emmanuel Macron, ni Angela Merkel, ni aucun autre grand dirigeant n’ont pris l’engagement d’aller plus loin dans la lutte contre le dérèglement climatique, et n’ont expliqué comment baisser les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports, à l’agriculture, au bâtiment, ou comment enrayer la déforestation…

Nous restons donc un peu sur notre faim, comme souvent chez Greenpeace après ce genre de grand-messe internationale. C’est beaucoup de temps, d’énergie, d’argent investis dans ces grands sommets, avec un manque de concret.

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